La maison des Lulus !

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Le plombier-chauffagiste

Le principe :

Il y a certains modes de chauffage qu'on a exclu d'emblée : le tout électrique, le fuel, le gaz et les pompes à chaleur. Deux grandes options se dessinent :

- la première nous permettrait d'avoir un chauffage et une eau chaude sanitaire (ECS) entièrement à base d'énergies renouvelables (c'était grosso modo l'option prévue par l'architecte) : nous aurions des panneaux solaires thermiques qui chaufferont l'ECS et seront suffisants au moins 60% de l'année (schématiquement : production totale l'été, majeure le printemps et l'automne, et minime l'hiver). Comme durant l'hiver, voire un peu au printemps et à l'automne, il sera nécessaire de chauffer un peu la maison (avec un poële à granulés), et comme cette période de chauffe correspond exactement au manque de production d'ECS par le solaire, on installerait un poële bouilleur (un serpentin passe derrière le poêle ce qui chauffe de l'eau en même temps que l'air de la pièce où se trouve le poële). L'eau ainsi chauffée complèterait l'ECS solaire, pour approvisionner en eau chaude toute l'année les salles de bain, la cuisine, le lave-linge et le lave-vaisselle (dont les résistances n'auraient pas besoin de fonctionner pour en chauffer l'eau), mais aussi un ou plusieurs radiateurs à eau l'hiver.

- la deuxième est un peu plus simple mais nécessite d'utiliser de l'électricité : le poële à granulés du séjour chauffera la maison par l'air et par rayonnement, et la chaleur sera répartie dans les autres pièces avec la VMC double-flux. Pour l'ECS, on installerait des panneaux solaires thermiques pour chauffer l'eau des salles de bain, cuisine, lave-linge et lave-vaisselle, mais pour les périodes où la production est insuffisante, l'appoint se ferait électriquement (on contribue donc aux pics de consommation hivernaux qui nécessitent, en plus du nucléaire, d'allumer les centrales thermiques qui produisent du CO2), mais en heures creuses bien sûr pour en limiter l'impact. L'ECS et le chauffage seraient donc complètement indépendants.

On préfère bien sûr la première option, mais ce sont les devis et le budget qui nous diront si on peut choisir l'option la plus écologique... Et comme nous l'a dit le conseiller d'Espace Info Energie, on a déjà un projet très écologique, mais il faut parfois accepter de ne pas être au summum, car le surcoût est parfois majeur pour un bénéfice écologique minime : en gros, le mieux est parfois l'ennemi du bien !

 

Le choix du professionnel et du mode de chauffage :

Nos critères pour ce corps de métier étaient d'avoir un artisan qui se soit engagé dans les modes de chauffages écologiques, et pour cela il existe plusieurs "labels" indépendants octroyés aux professionnels qui se forment à ces technologies :

- le label Eco-artisan http://www.eco-artisan.net/

- le label Qualit'enr (pour énergies renouvelables) avec notamment les spécialités Quali'Bois (chauffage au bois) et Quali'Sol (panneaux solaires thermiques) http://www.qualit-enr.org/

Nous avons rencontré un certain nombre de ces professionnels, les entrevues ont été très riches, mais tant que l'on n'a pas les devis, il est difficile de s'arrêter sur une solution technique et sur un artisan en particulier.

 

La décision finale :

Pour l'option "bouilleur", nous avions eu un premier devis exorbitant qui nous avait d'abord fait exclure cette option (à plus de 20000 euros, on comprend pourquoi...). Mais on avait repris espoir quand un artisan nous avait dit que la même chose pouvait être faite pour 15000 euros, ce qui est énorme, mais on s'était dit que comparé au coût de panneaux solaires + ballon + poële + conduit + pose, le surcoût était peut-être acceptable ? Grosse erreur ! Ne jamais oublier qu'un artisan parle en HT !!! Le devis reçu montait à plus de 18000 euros TTC, et de ses propres termes on pouvait espérer 5 à 6000 euros de moins avec l'option "appoint électrique".

=> A moins d'un miracle (un devis bouilleur correct), l'option bouilleur est exclue définitivement : ce système est dysproportionnellement complexe et cher pour une maison qui aura des besoins énergétiques faibles. On retient donc l'option appoint électrique !

Mais pour rester cohérents avec nos convictions, on a pris une décision : quand l'électricité fonctionnera chez nous, ce n'est pas les centrales thermiques ou nucléaires qu'on fera tourner, mais les éoliennes ! On prendra un fournisseur d'électricité qui ne fournit que de l'énergie verte (issue des éoliennes, du photovoltaïque...). C'est un peu plus cher qu'EDF (mais toujours moins que l'option bouilleur qu'on n'aurait jamais amortie), mais ainsi, on contribue au financement des énergies renouvelables et on agit contre EDF et le nucléaire rien qu'en allumant la lumière !

 

Restait à choisir l'artisan...

Malgré les rencontres de 6 artisans et des relances, nous n'avons reçu que 3 devis exploitables, soit qu'on n'ait rien reçu du tout (2 artisans), soit que ces devis ne faisaient pas très professionnels (1 artisan)...

Le tri a été vite fait finalement, sur les critères du professionnalisme (basé sur le feeling quant à leur cohérence écologique et à leur rapidité à nous répondre), de la publicité qu'on avait pu nous en faire et du prix bien sûr. L'artisan retenu fin janvier 2012 est finalement celui qui a fait l'installation de notre architecte, lequel nous l'avait recommandé.

On reste bel et bien sur le système solaire pour l'ECS (avec un appoint électrique), avec la particularité d'avoir des panneaux auto-vidangeables (fonctionnement expliqué ici), ce qui évite d'avoir du glycol (anti-gel) dont on ne sait pas encore comment le recycler : le liquide caloporteur est de l'eau, tout simplement !

 

-> L'artisan choisi : Pascal Rozat EnR, à Soulaire-et-Bourg.

 



18/10/2011
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