La maison des Lulus !

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Les fondations : la dalle chaux-sable isolée en liège

Le remblai avait été achevé début juillet 2012, mais avec le temps et le fait de marcher dessus pendant plusieurs semaines, celui-ci s'est tassé et a perdu quelques cm par endroits.

Début septembre 2012, on retire le film géotextile qui est plein de sciure et de paille (dans un premier temps, les bottes de paille avaient été stockées au rez-de-chaussée avant d'être montées à l'étage) pour le secouer à l'extérieur (il faut garder le gravier du remblai le plus propre possible), et on remet du gravier à la brouette pour récupérer le niveau qu'on avait tracé début juillet, avant de remettre le géotextile pour attaquer l'étape suivante.

 

Quelques petites explications...

La dalle du rez-de-chaussée est une dalle flottante, c’est-à-dire qu’une isolation la sépare des parpaings de fondations et du sol.

En schéma, voilà ce que ça donne…

 

 

 

La dalle est isolée : 

- du sol (terre-plein). Si celui-ci est une source d’inertie (et donc de stockage de chaleur ou fraîcheur) non négligeable, mise à profit dans certaines constructions, nous avons choisi de ne pas l’utiliser : la capacité de stockage du sol est telle que l’hiver, le sol « pompe » la chaleur produite dans la maison et la stocke, ce qui nécessite de chauffer plus, sans pour autant profiter de la chaleur stockée précédemment.

Pour cela, on place horizontalement 10 cm de liège expansé en plaques (2x5cm), soit un R de 2.5 ( les normes BBC pour l’isolation en terre-plein sont entre 2.4 et 4), et 2 cm seulement sur les refends sous dalle (contrainte technique pour la bonne portée de la dalle).

- de l'extérieur, par la communication directe avec l’extérieur via les parpaings des fondations et les futurs seuils de porte (ce qui constituerait sinon un pont thermique vers la dalle).

Pour cela, on place verticalement 15 cm de liège expansé en plaques (3x5cm), soit un R de 3.75 (les normes BBC pour l’isolation des murs sont entre 3.2 et 5.5), et 5 cm pour les murs de refends, puisque ceux-ci ne constituent pas un pont thermique majeur (température du sol en moyenne de 13-14° toute l’année).

=> On obtient ainsi une dalle isolée qui, avec la chape et les tomettes, apportera à la maison une masse d’inertie de 20 cm d’épaisseur.

Sur le plan pratique, en attendant d'avoir une chape et des tomettes, nous aurons enfin un sol dur pour travailler à l’intérieur de la maison.

 

- L'isolation en liège.

Pour cette étape, nous sommes aidés par Joël, Marylène, ainsi que par Margarita et Julien.

Il faut couper certaines plaques pour avoir la côte juste, soit à la scie circulaire (Joël)...

 

 

... soit à la scie égoïne (Julien ici).

 


On isole d'abord verticalement avec les premières plaques de liège (coupées à la bonne côte) en appliquant du MAP (Margarita à l'oeuvre) ...

 

 

... pour les coller sur les parpaings, sur toute la périphérie.

 

 

Puis on isole horizontalement, en faisant les coupes nécessaires au niveau des tuyaux, sur 2 épaisseurs (en décalant les joints des plaques pour éviter les ponts thermiques).

 

 

Ensuite on place les 2ème et 3ème épaisseurs de liège verticales (sauf au Sud, seulement la 2ème épaisseur), et pour les fixer, ni colle, ni MAP, ni vis, mais des pics en bois (rayon cuisine..) qui traversent les 3 couches en biais et donc unifient le tout.

 

 

Les plaques sont là aussi mises de telle sorte que les joints soient décalés.

 

 

On prépare les plaques pour le seuil de la porte d'entrée mais on ne les colle pas, afin de laisser le passage pour les brouettes de béton de chaux.

Voilà le résultat ! (Coucou Marylène !)

 

 

- Le passage des réseaux d'eau et d'électricité :

L'électricien et le plombier peuvent à présent installer respectivement les gaines électriques (les fils y seront enfilés ultérieurement) et les tuyaux, pour ceux qui doivent absolument passer en dalle (d'autres passeront en cloisons).

 

On pose aussi un treillage végétal (osier) sous le futur poële pour armer le béton à cet endroit puisqu'il y aura là une certaine charge (on ne peut pas y mettre de treillage métallique comme dans une dalle en ciment, car la chaux ronge le métal)

 

 

- Le coulage de la dalle chaux-sable :

Pour cette étape, nous appelons famille et amis en renfort.

Merci Joël, Thibault, Pascal, Romain (et son tee-shirt de circonstance !), Séb et Marylène (qui prenait la photo).

 

 

En effet, dans le Maine-et-Loire, il n'y a aucune centrale à béton pour la chaux, donc impossible de faire la dalle avec une toupie, on doit tout faire à la bétonnière !

La dalle couvrira environ 80m² sur 12 cm d'épaisseur, soit un volume de 9.6m3.

On utilise 80 sacs de 35kg de chaux NHL3.5 et presque 14 T de sable (et beaucoup d'eau !).

La recette du mélange (après quelques essais) : 3 seaux d'eau, puis un sac de chaux et 11 seaux de sable.

 

Romain et Séb approvisionnent la première bétonnière.

 

 

Ludo (assisté par moi) approvisionne la 2ème, plus petite.

 

 

Pascal et Joël ( les 2 papas ! ) amènent à la brouette le béton de chaux des bétonnières à l'intérieur de la maison.

 

 

 

Thibault (le frère de Ludo, maçon) est au poste le plus technique : il lisse le béton au niveau désiré.

 

 

Bien que ce soit une journée de chantier très physique, on arrive à finir à 17h30 !

Merci encore à tous !!!

 

Une semaine après, on vient observer le bon séchage de la dalle.

 

 

Après la surprise (voire la peur...) en constatant des fissures, il s'avère que celles-ci ne sont qu'en superficie : Thibault nous explique que ce faïençage est normal et dû à la rétractation du béton au séchage.

Après humidification, ces petites fissures doivent être grattées à la truelle langue de chat...

 

 

puis il faut lisser à la taloche-éponge mouillée pour combler ces fissures et uniformiser la surface.

 



01/10/2012
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